Après son passage à Bordeaux, Eric Cantona rejoignit le Montpellier-Hérault où il remporta la Coupe de France en 1990 puis retourna ensuite à l'OM. Ce deuxième passage à Marseille ne s'avéra guère plus réussi que le premier. Alors qu'il bénéficiait de la confiance de Franz Beckenbauer, il se blessa gravement au genou et dut observer une convalescence de plusieurs mois. À son retour, Raymond Goethals ayant remplacé Beckenbauer, il ne put jamais retrouver sa place dans l'effectif marseillais, ne rentrant visiblement pas dans les plans de l'entraîneur belge. Il signa alors à Nîmes où une nouvelle affaire le mit au ban du football français au bout de quelques mois. Lors d'un match, particulièrement énervé par les décisions de l'arbitre, Cantona finit par lui jeter le ballon dessus. La FFF le sanctionna alors par un mois de suspension. Le joueur répondit à cette décision par des propos très virulents à la télévision, ce qui eut pour effet d'aggraver la suspension. Par orgueil, Cantona décida alors en décembre 1991 de résilier le contrat le liant au Nîmes Olympique et de renoncer au football.
Sa décision de mettre un terme à sa carrière après cette affaire fut remise en cause par ses admirateurs ainsi que par Michel Platini. Le sélectionneur des Bleus persuada son attaquant qu'il trouverait dans le championnat anglais un terrain d'expression idéal pour relancer sa carrière. En janvier 1992, Cantona rejoignit le club de Sheffield Wednesday. Mais cette expérience ne dura que le temps d'une mise à l'essai et d'un match d'exhibition. Lassé par les hésitations des dirigeants de Sheffield qui tardaient à lui proposer un contrat, Cantona accepta cinq jours plus tard une offre ferme de Leeds United où il était persuadé de prouver à la France qu'il était un grand joueur. Il devint d'ailleurs champion d'Angleterre quelques mois plus tard. Lors des célébrations du titre (le premier depuis près de 18 ans pour Leeds), amené à s'exprimer devant la foule des supporters en liesse, Cantona déclara avec un fort accent français: I love you, I don't know why, but I love you. Ajoutée à ses performances sur le terrain, cette simple phrase (qui samplée sur un rythme techno fera même l'objet d'un disque!) fit chavirer les c½urs et marqua le point de départ de la "Cantomania" en Angleterre.
Sa décision de mettre un terme à sa carrière après cette affaire fut remise en cause par ses admirateurs ainsi que par Michel Platini. Le sélectionneur des Bleus persuada son attaquant qu'il trouverait dans le championnat anglais un terrain d'expression idéal pour relancer sa carrière. En janvier 1992, Cantona rejoignit le club de Sheffield Wednesday. Mais cette expérience ne dura que le temps d'une mise à l'essai et d'un match d'exhibition. Lassé par les hésitations des dirigeants de Sheffield qui tardaient à lui proposer un contrat, Cantona accepta cinq jours plus tard une offre ferme de Leeds United où il était persuadé de prouver à la France qu'il était un grand joueur. Il devint d'ailleurs champion d'Angleterre quelques mois plus tard. Lors des célébrations du titre (le premier depuis près de 18 ans pour Leeds), amené à s'exprimer devant la foule des supporters en liesse, Cantona déclara avec un fort accent français: I love you, I don't know why, but I love you. Ajoutée à ses performances sur le terrain, cette simple phrase (qui samplée sur un rythme techno fera même l'objet d'un disque!) fit chavirer les c½urs et marqua le point de départ de la "Cantomania" en Angleterre.